Burkina Faso

Burkina Faso

Le Burkina Faso, autrefois appelé la Haute Volta, est limité au nord par le Mali, à l’est par le Niger, au sud par le Ghana et le Togo, et au sud-ouest par le Benin et la Côte d’Ivoire. Ancienne colonie française, le Burkina Faso est devenu indépendante en 1960, et sa capitale est Ouagadougou. Le Burkina Faso est un pays enclavé avec une population estimée à 15.75million dont la majorité vie de l’agriculture de subsistance. Les restes gagnent leur vie dans l’industrie et le service.

Aperçue des Media et de la Liberté d’Expression

Depuis le début des années 90, la démocratisation a rendu possible aux Burkinabés de jouir la liberté d’exercer le métier des media, ce qui a favorisé la croissement rapide de l’industrie de media. Cependant, difficultés structurelles, et un marché d’avis très limité  ne cessent de miner la rentabilité commerciale de l’industrie. Il y a d’ailleurs des préoccupations au niveau de l’éthique, le salaire bas et la qualité de formation professionnelle.

La constitution de l’Etat prévoit la liberté d’expression et de la presse. Cependant, le gouvernement impose des restrictions à ces droits, et il y a souvent des actes d’intimidation contre les journalistes par les agents de sécurité de l’Etat. La diffamation reste toujours un crime et il incombe au défendeur d’apporter des preuves. Ce qui a résulté de l’effet conjugué de la répression gouvernementale et l’application de  diffamation criminelle est que les media ont imposé un niveau élevé d’autocensure.

L’article 49 du Code d’Information du pays garantit aux journalistes un accès libre aux sources d’information à l’exception d’information portant sur la sécurité intérieure ou extérieure de l’Etat, de secrets militaires, intérêts économiques stratégiques, investigations en cours, procédures légales et «tout ce qui porte atteinte à la dignité et la vie privée des Burkinabés.» Dans la pratique, ces exceptions sont appliquées d’une manière arbitraire.

Le Conseil Supérieur de Communication (CSC) est actuellement l’institution qui règlemente les media, l’information et la communication. Il a succédé au Conseil Supérieur de l’information (CSI), établit en 1995 par Décret No. 95-304/PRES/PM/MCC d’aout 1995.

 

Cadre juridique de la règlementation  des Media

Le cadre juridique des media à la République du Burkina Faso est comprend les lois suivantes :

  • Lois 56/93/ADP (JON° 05 1994) portant Code de l’Information
  • Article 8 de la constitution et le Code d’Information de1993
  • Article 49 du Code de l’Information

Le Travail de la MFWA au Burkina Faso

Depuis 14 années, la MFWA a maintenu une vive surveillance sur la situation des droits d’expression au Burkina Faso, comme dans les autre pays de la région. La MFWA, avec le soutien de ses partenaires, avait initié, le Festival Panafricain du Cinéma et la Télévision d’Ouagadougou (FESPACO), qui, pendant une décennie, est devenu un événement annuel de la liberté d’expression à l’échelle continentale accueilli par Ouagadougou, la capitale burkinabè.

Pendant les trois dernières années, la MFWA travaille avec ses partenaires au pays, particulièrement le Centre National de Presse – Norbert Zongo (CNP-NZ), et d’autres groupes de la société civile pour revendiquer des amendements aux lois qui entravent les droits des media et de la liberté d’expression dans le pays.

Dans l’avenir, la MFWA maintiendra sa collaboration avec ses partenaires pour préconiser la dépénalisation les délits de la presse et de l’expression. L’attention de la Fondation se tournera vers le renforcement des media du pays et des groupes qui œuvrent pour la liberté d’expression, afin de consolider leur capacité de contribuer à l’établissement d’un gouvernement  inclusif, responsable et démocratique au Burkina.