La Gambie

Gambia

La Gambie, ancienne colonie de la Grande Bretagne, est devenue indépendante le 18 février, 1965. Elle est le plus petit pays en Afrique continentale. Banjul est la capitale et l’Anglais est la langue officielle. L’économie du pays est dominée par l’agriculture, la pêche et le tourisme.

Aperçue de l’environnement des medias et de la liberté d’expression

La Gambie figure parmi nombre de pays africains où les droits des media sont supprimés par le gouvernement. Le gouvernement continue d’imposer des restrictions sur les activités des bloggeurs,  journalistes et  défenseurs des droits humains. Le journalisme critique n’est pas du tout toléré alors que les violations des droits sont répandues.  Les media en Gambie ont subi le taux d’arrestations et d’emprisonnements le plus élevé en Afrique de l’Ouest durant la dernière décennie.

Comme dans  tout autre pays où la liberté d’expression est réprimée, les medias en Gambie ne cessent de se heurter à des difficultés majeures telles que la faible capacité financière, les standards professionnelles qui laissent à désirer, et la possibilité limitée pour renforcer leur capacité. La taille de l’économie et l’attitude du gouvernement entravent la rentabilité des medias en tant qu’entreprises commerciales. Les frais de permis sont trop élevés tant pour les journaux que les stations de radio. L’unique organisation de media à l’échelle nationale, opérée par l’Etat, La Radiodiffusion et Télévision de la Gambie est soumise au contrôle rigide du gouvernement.

Legal Regulatory Framework for Media Operation

Le Cadre Juridique de l’Opération des Medias

Le principal cadre de règlementation de la media est la loi portant Infrastructure Nationale d’Information et de Communication de 2004. Egalement en rigueur est la loi votée en 2002, qui a crée la commission, tout en lui confiant le pouvoir d’accorder les permis et de sanctionner les journalistes fautifs. La diffamation peut toujours être poursuivie au pénale. En 2002, une loi a été votée selon laquelle les licences de la presse écrite et audio-visuelle   étaient supprimées au dépends des organes des medias qui étaient obligés de payer cinq fois de plus que l’original.

Le Travail de la MFWA en Gambie

La Gambie figure parmi les pays qui ont été suivis de près par la MFWA, tant il est vrai que son record en matière de  la liberté d’expression est épouvantable. Pendant la dernière décennie, la Gambie a émergé comme le pays avec le plus grand nombre de violations de droits de l’homme, selon le rapport de la MFWA.

La MFWA a intenté des procès contre le gouvernement gambien au nom de deux journalistes gambiens dans deux cas distincts.  Les deux litiges ont été entendus par la Cour de Justice de la CEDEAO qui a rendu des jugements en faveur des victimes. Ces sont Chief Ebrimah Manneh qui a disparu depuis 2006 et Musah Saidykhan, qui a été torturé par les agents de sécurité gambiens et, par la suite, a était obligé de fuir le pays pour sa sécurité.

En dépit du jugement de la Cour qui a donné l’ordre exprès d’indemniser les victimes, le gouvernement gambien a refusé d’y obéir, affirmant ainsi sa notoriété pour l’impunité. La MFWA fera tout son possible pour faire exécuter le jugement à l’encontre de la Gambie mais aussi pour que la Gambie soit obligée de respecter les jugements.

La MFWA s’engage à continuer de surveiller la Gambie et de signaler toutes violations des droits à la liberté d’expression.